Il y a un peu plus de trois semaines, nous partions en vacances, ma soeur ne pouvait nous suivre. Nous avons beaucoup de plante, ici: la plupart sont à ma mère, les autres à moi. Depuis ma ré-installation provisoire chez mes parents, j'en ai reçu ou acheté d'autres. Pour faciliter l'arrosage à ma soeur et qu'aucune ne soit oubliée dans un coin, nous les avons toutes regroupées à différents endroits: les plantes extérieures sur la terrasse ou au milieu de la pelouse, les intérieures sur une petite table ou dans l'escalier, et les orchidées dans la cuisine.

J'ai rentré mes amaryllis: elles prenaient l'air dans le jardin, et connaissant le prix des bulbes, des pots et du terreau, je n'avais pas trop envie que quelqu'un s'aventurant dans notre petite impasse tranquille fasse main basse dessus (il y avait eu des précédents avec des vélos, des ordinateurs...). J'ai regroupé mes spathyphillums, aussi. L'un m'avait été offert pour mon anniversaire et se portait bien, l'autre végétait depuis deux ou trois ans, et commençait enfin à repartir. Chose curieuse, les feuilles ne dépassaient pas les cinq centimètres de long, mais elles étaient bien formées, bien vertes, et l'unique pied en général n'était pas gros. Je me demandais si je n'avais pas réussi malgré moi à en faire un bonzaï: les nouvelles feuilles ne dépassaient pas les anciennes, j'avais hâte de voir ce que celà donnerait avec le temps.

Je suis rentrée dimanche dernier. Les chatons, en dignes chatons, ont vagabondé dans la maison que nous leur avions abandonnée, y ont joué, et s'y sont même bagarrés. Le cactus de Pâques de maman est littéralement écrasé, le pot d'une  amaryllis est cassé, les feuilles d'une autres sont mangées, on croirait qu'une tornade a passé dans les Sansevieria, et le pot, immense en comparaison de la plante, où survivait mon petit Spathyphillum est en miette, la terre qu'il contenait dans un gros bol, et le plant lui-même est porté disparu, ma soeur elle-même ne sait pas ce qu'il est devenu. D'ici à ce qu'il ai fini dans l'estomac d'un chat, il n'y a qu'un pas, et mon expérimentation s'arréte là.

Moi qui ne me voyait pas plus que celà avec un chat, je suis gâtée. Ma décision est sans appel: j'aime bien les chats, mais décidément pas chez moi. Heureusement que je n'ai pas flanché lorsque ma soeur me proposait de prendre un chaton. Ce sont de gentilles petites boules de poils, mais entre eux et mes plantes, le choix est vite fait. Non mais ho!!